RENAULT veut Transformer ses voitures ÉLECTRIQUES en THERMIQUES
L’actualité auto ne manque pas de contrastes cette semaine : un premium allemand qui bat déjà en retraite, une citadine populaire qui revient à l’essence, un SUV de luxe qui se recharge sans fil et un moteur thermique miniature pour prolonger les électriques. On fait le point.
Mercedes arrête déjà l’EQE
Coup de tonnerre chez Mercedes : la berline électrique EQE n’a même pas quatre ans qu’elle arrive déjà en fin de carrière, tout comme sa déclinaison SUV pourtant plus récente. La raison est simple : des ventes très en dessous des attentes.
Sur le papier, la gamme EQ (EQS, EQS SUV, EQE, EQE SUV) avait tout pour séduire, entre confort, technologie et performances. Mais le public n’a pas suivi. La production avait déjà été réduite dès 2024, et l’arrêt des EQE et EQE SUV est désormais programmé pour 2026. Seule l’EQS reste au catalogue et passera même à l’architecture 800 volts l’an prochain, avec à la clé des recharges plus rapides et une meilleure autonomie. Ceux qui hésitent avec une compacte électrique premium peuvent aussi jeter un œil à notre essai de la Mercedes Classe A.
Fiat Grande Panda : l’essence de retour, et des prix en baisse
La Fiat Grande Panda s’offre une version essence, à l’image de sa cousine technique la Citroën C3. Lancée d’abord en Italie puis en France, elle recevra une boîte manuelle à six rapports et surtout un tarif plus doux.
Sous le capot, on retrouve un trois cylindres 1,2 de 100 chevaux, une évolution profonde du PureTech qui ne porte plus ce nom : 70 % de pièces nouvelles et une distribution par chaîne qui remplace la fameuse courroie immergée tant critiquée. Pas d’hybridation ici, seulement un stop and start. Le prix de départ tourne autour de 16 900 € en Italie, soit environ 2 000 € de moins que la version hybride. Attention toutefois au piège français : sans hybridation, les émissions grimpent de 116 à 130 g/km de CO2, ce qui alourdit le malus à près de 983 €, contre environ 230 € pour l’hybride. Les premières livraisons ne sont pas attendues avant 2026.
Porsche Cayenne : la recharge par induction
Porsche prépare une nouveauté spectaculaire pour son Cayenne électrique : la recharge par induction, sans câble, comme pour un smartphone. Pour un SUV de plus de deux tonnes, la marque annonce une efficience de 90 % et une puissance de 11 kW, jugée suffisante puisque 75 % des recharges se font la nuit, à domicile.
Le principe repose sur une dalle posée au sol, qui abrite une bobine émettrice, et une bobine réceptrice logée sous la voiture. L’option sera proposée sur le Cayenne électrique de quatrième génération, attendu en fin d’année pour une commercialisation début 2026. Comptez environ 5 000 € pour la dalle et 2 000 € pour l’équipement embarqué.
Renault et le moteur thermique de poche
Enfin, Horse Powertrain, la coentreprise Renault-Geely, dévoile un moteur thermique baptisé C15. Ce prolongateur d’autonomie ultra-compact (50 x 55 x 27,5 cm) intègre un quatre cylindres 1,5, un générateur, un onduleur et son propre circuit de refroidissement. Il peut s’installer à l’horizontale comme à la verticale, voire dans le frunk (le coffre avant).
Deux variantes sont prévues : une version atmosphérique de 94 chevaux pour les compactes et une version turbo de 161 chevaux pour les modèles plus imposants. Compatible essence, éthanol, méthanol et carburants de synthèse, il vise déjà la norme Euro 7. L’idée : proposer à moindre coût une version à autonomie prolongée, une manière habile de transformer une électrique en hybride sans tout repenser.
Ce qu’il faut retenir
Le marché cherche son équilibre. Mercedes admet que le tout électrique premium ne se vend pas encore comme prévu, Fiat mise sur l’essence accessible, Porsche pousse la technologie côté recharge, et Renault invente un moteur thermique miniature pour rassurer les électriques. Autant de signaux d’une transition qui avance, mais rarement en ligne droite.
Sujet issu d’une vidéo de notre partenaire SHIFTR - Octane, remaniée et vérifiée par la rédaction Autorenard.