Test Autorenard
Test Hyundai Kona : le mannequin a glissé sous la ceinture
À partir de à partir d'environ 13 000 € en occasion
Le Kona de deuxième génération est un SUV urbain bien conçu, spacieux pour son gabarit, disponible en thermique, hybride et électrique, et couvert par la garantie de cinq ans du constructeur. Son évaluation Euro NCAP de 2023 contient en revanche une observation rare et sérieuse : lors du choc en barrière rigide, le mannequin a **glissé sous la ceinture de sécurité**. Le rapport relève aussi une protection du thorax du conducteur jugée faible. Quatre étoiles, 80 % pour les adultes, et des réserves qu'il faut lire dans le détail.
On aime
- 83 % à la protection des occupants enfants, le meilleur chiffre de sa fiche
- Garantie constructeur de cinq ans à kilométrage illimité
- Gamme complète : essence, hybride et 100 % électrique
- Habitabilité arrière en net progrès sur la deuxième génération
On aime moins
- Mannequin ayant glissé sous la ceinture lors du choc en barrière rigide
- Protection du thorax du conducteur jugée faible en barrière rigide
- Protection du bassin des piétons presque entièrement médiocre
- Freinage d'urgence insuffisant face aux piétons et aux cyclistes
Les rapports de l’Euro NCAP contiennent parfois une observation qui vaut plus que toutes les moyennes. Celui du Kona en contient une, et elle porte un nom technique que peu d’acheteurs connaissent.
Le sous-marinage
L’évaluation de 2023 donne quatre étoiles : 80 % pour les occupants adultes, 83 % pour les enfants, 64 % pour les usagers vulnérables et 60 % en aide à la conduite.
L’observation qui nous arrête figure dans l’essai en barrière rigide pleine largeur. Le mannequin a glissé sous la ceinture ventrale - un phénomène que les ingénieurs appellent le sous-marinage.
Il faut expliquer pourquoi cela compte. La ceinture ventrale est censée retenir le bassin, qui est une structure osseuse solide. Quand l’occupant glisse dessous, la sangle remonte sur l’abdomen, qui ne l’est pas, et les jambes partent vers l’avant contre la planche de bord. Le rapport constate d’ailleurs la conséquence directe : une protection médiocre des genoux et des fémurs.
Le même essai relève une protection du thorax du conducteur jugée faible, et marginale lors du choc frontal décalé.
Ce sont des réserves sérieuses, formulées par l’organisme lui-même, et nous ne les résumerons pas en « quatre étoiles ».
Les autres réserves
La protection du bassin des piétons est décrite comme presque entièrement médiocre, ce qui explique les 64 % du troisième chapitre.
Le freinage d’urgence est jugé insuffisant face aux piétons et aux cyclistes, avec deux scénarios précis mal traités : l’ouverture d’une portière dans la trajectoire d’un cycliste, et le franchissement de cette trajectoire lorsque la voiture tourne. Ce sont deux situations urbaines typiques, sur un véhicule destiné à la ville.
Le rapport note enfin que le constructeur n’a pas démontré que les vitres électriques resteraient manœuvrables en cas d’immersion du véhicule.
Un chiffre reste bon : les 83 % en protection des occupants enfants.
Ce que le Kona fait bien
La deuxième génération a nettement progressé en habitabilité. La première était étroite aux places arrière pour un véhicule de ce prix ; celle-ci accueille correctement deux adultes, et le coffre est dans la bonne moyenne du segment.
Le dessin est assumé, avec sa bande lumineuse pleine largeur, et la présentation intérieure est valorisante avec ses deux écrans alignés. La dotation d’équipements de confort est généreuse pour le tarif.
La garantie, un argument financier réel
Hyundai couvre le Kona par une garantie de cinq ans à kilométrage illimité, transmissible au second acheteur.
Sur le marché de l’occasion, c’est un avantage concret : un Kona de trois ans reste garanti deux ans, quel que soit son kilométrage. Aucun constructeur généraliste européen ne propose l’équivalent, et cela pèse plus lourd que quelques centaines d’euros d’écart à l’achat.
Une gamme rare
Peu de SUV urbains proposent les trois motorisations sous la même carrosserie : essence, hybride et 100 % électrique.
L’hybride est le meilleur compromis pour la majorité des acheteurs. Le Kona Electric est l’une des électriques les plus abouties de sa catégorie, avec une autonomie crédible sur la version à grande batterie - à calculer, comme toujours, sur vos trajets réels et en hiver.
Le 1.0 T-GDI d’entrée de gamme est tentant à l’achat, mais juste pour le poids du véhicule dès qu’on voyage à plusieurs : la consommation réelle remonte, et l’économie s’évapore.
Au volant
Comportement sain, amortissement plutôt souple, direction sans consistance particulière. Le Kona ne procure pas de plaisir de conduite, il ne fatigue pas. Face à un Ford Puma, l’écart d’agrément est net et à l’avantage de la Ford.
Notre position
Le Kona est un bon achat pour qui veut un SUV urbain bien équipé, disponible en trois motorisations, et couvert par une garantie qui court encore.
Les réserves du rapport de 2023 - le sous-marinage, le thorax du conducteur, le freinage d’urgence face aux cyclistes - sont sérieuses et doivent entrer dans la décision. Si la sécurité est votre critère premier, le Hyundai Tucson, de la même marque, affiche cinq étoiles et une notation encore en vigueur.
Quel millésime et quelle motorisation choisir ?
Toutes les années d'un même modèle ne se valent pas, et toutes ses motorisations non plus. Voici ce que nous retenons, avec les dates qui font foi.
Millésimes
- Deuxième génération, à partir de 2023 À privilégier
C'est la génération évaluée en 2023, la seule à laquelle se rapportent les quatre étoiles. Elle apporte un net gain d'habitabilité, une présentation revue et une gamme électrifiée complète.
- Avant 2023 Sous réserve
Première génération, fiable et bien construite, mais plus étroite aux places arrière et dotée d'équipements d'assistance d'une autre époque. L'évaluation de 2023 ne lui est pas transposable.
Motorisations
- 1.6 hybride À privilégier
Le meilleur compromis de la gamme : consommation contenue en usage mixte, agrément supérieur au thermique seul, et une chaîne hybride désormais éprouvée chez le constructeur.
- Kona Electric À privilégier
L'une des électriques les plus abouties de la catégorie, avec une autonomie crédible sur la version à grande batterie. À calculer sur vos trajets réels, en hiver.
- 1.0 T-GDI essence Sous réserve
Le choix le moins cher à l'achat et à l'assurance, mais juste pour le poids du véhicule dès qu'on voyage à plusieurs avec des bagages. La consommation réelle remonte alors nettement.
Questions fréquentes sur la Hyundai Kona
Faut-il acheter une Hyundai Kona d'occasion ?
Le Kona de deuxième génération est un SUV urbain bien conçu, spacieux pour son gabarit, disponible en thermique, hybride et électrique, et couvert par la garantie de cinq ans du constructeur. Son évaluation Euro NCAP de 2023 contient en revanche une observation rare et sérieuse : lors du choc en barrière rigide, le mannequin a **glissé sous la ceinture de sécurité**. Le rapport relève aussi une protection du thorax du conducteur jugée faible. Quatre étoiles, 80 % pour les adultes, et des réserves qu'il faut lire dans le détail.
Quels sont les points forts de la Hyundai Kona ?
Ses principaux atouts : 83 % à la protection des occupants enfants, le meilleur chiffre de sa fiche ; Garantie constructeur de cinq ans à kilométrage illimité ; Gamme complète : essence, hybride et 100 % électrique ; Habitabilité arrière en net progrès sur la deuxième génération.
Quels sont les points faibles de la Hyundai Kona ?
Les points de vigilance : Mannequin ayant glissé sous la ceinture lors du choc en barrière rigide ; Protection du thorax du conducteur jugée faible en barrière rigide ; Protection du bassin des piétons presque entièrement médiocre ; Freinage d'urgence insuffisant face aux piétons et aux cyclistes.
Quelle note la Hyundai Kona obtient-elle chez Autorenard ?
7/10 (Excellent choix), d'après notre grille pondérée : budget et valeur, fiabilité, habitabilité, agrément, sécurité, technologie et style.
Quel budget prévoir pour une Hyundai Kona d'occasion ?
Comptez à partir d'environ 13 000 € en occasion pour un exemplaire d'entrée de gamme, le tarif variant selon l'année, le kilométrage, la finition et la motorisation.
Quels millésimes faut-il privilégier ou éviter sur une Hyundai Kona ?
Deuxième génération, à partir de 2023 - à privilégier : C'est la génération évaluée en 2023, la seule à laquelle se rapportent les quatre étoiles. Elle apporte un net gain d'habitabilité, une présentation revue et une gamme électrifiée complète. Avant 2023 - sous réserve : Première génération, fiable et bien construite, mais plus étroite aux places arrière et dotée d'équipements d'assistance d'une autre époque. L'évaluation de 2023 ne lui est pas transposable.
Quelle motorisation choisir sur une Hyundai Kona d'occasion ?
1.6 hybride - à privilégier : Le meilleur compromis de la gamme : consommation contenue en usage mixte, agrément supérieur au thermique seul, et une chaîne hybride désormais éprouvée chez le constructeur. Kona Electric - à privilégier : L'une des électriques les plus abouties de la catégorie, avec une autonomie crédible sur la version à grande batterie. À calculer sur vos trajets réels, en hiver. 1.0 T-GDI essence - sous réserve : Le choix le moins cher à l'achat et à l'assurance, mais juste pour le poids du véhicule dès qu'on voyage à plusieurs avec des bagages. La consommation réelle remonte alors nettement.
Sources factuelles : Euro NCAP, évaluation Hyundai Kona 2023 : 4 étoiles (80 % adultes, 83 % enfants, 64 % usagers vulnérables, 60 % aide à la conduite). Le rapport relève une protection du thorax du conducteur marginale en choc frontal décalé et faible en barrière rigide, un phénomène de sous-marinage du mannequin sous la ceinture lors de l'essai en barrière rigide entraînant une protection médiocre des genoux et des fémurs, une protection du bassin des piétons presque entièrement médiocre, une protection faible du cou du mannequin de dix ans en choc frontal décalé, un freinage d'urgence insuffisant face aux piétons et aux cyclistes notamment lors de l'ouverture de portière et du franchissement de la trajectoire d'un cycliste, et l'absence de démonstration du fonctionnement des vitres électriques en cas d'immersion. Notation selon la méthode Autorenard.